Chaque chose a une fin, voici celle de ce blog. Non pas que j'ai décidé d'arrêter d'écrire dans un blog mais, comme je n'étais pas satisfait de cet hébergeur que j'avais choisi par désespoir de cause ne pouvant m'inscrire chez Blog4ever dont la fiche d'inscription merdait, j'attendais d'en trouver un meilleur. Depuis, Blog4ever s'est remis en marche et je ne suis resté là-bas que quelques minutes, le temps de me rendre compte que je n'aimais pas non plus. Mais, entre temps, j'ai découvert un autre hébergeur qui ne me satisfait pas totalement non plus mais bien plus qu'ici. Notamment, pour avantages, il a des statistiques bien plus avancées que celles de Vefblog. Ensuite, je peux enfin reprendre ma disposition en trois colonnes, ce qui m'était impossible ici. Pour ce qui est de la pub, au lieu d'avoir une colonne ici, j'ai un petit bandeau en haut là-bas. L'affichage des photos ne se fait pas en beaucoup plus grand et je suis obligé de laisser ma police de caractères Comic Sans Ms pour du Georgia. Enfin, pour placer une vidéo là-bas, je dois la placer avant sur Dailymotion.
Malgrè tout, je préfère tout de même conserver mon blog là-bas. J'ai, pendant un temps, assuré la copie des articles sur les deux blogs, à partir de maintenant, je me contenterai de ne mettre à jour que l'autre blog.
Ce message est donc le dernier ici, pour suivre mes aventures, cliquez sur le bandeau ci-dessous.
aaaaa, la liberté, quel grand mot. C'est une des quêtes favorites de l'homme après celle de l'argent, du pouvoir et du sexe. La liberté, la vraie, celle de faire ce que l'on veut, d'aller où l'on veut, de changer de cadre de vie quand l'on veut. Les nomades connaissent bien cette sensation, celle qui vous pousse dans le vent à la recherche de nouvelles contrées. Un jour ici, un autre là-bas, à travers routes et vallées, monts et chemins. Se lever de la vallée pour se coucher dans les rochers. Suivre la brise, la côte, le soleil, l'aventure quoi.
Le routard, l'image d'épinal du voyageur solitaire sac sur le dos contenant tout une vie ou tout du moins tout le nécessaire pour une vie de voyage. Seulement voilà pour vivre telles aventures il faut bien se chausser et les bonnes chaussures sont difficiles à trouver. Les cordonniers étant les plus mal chaussés, comment alors espérer trouver chaussure à son pied. Et si l'on ajoute à ça qu'il est une chose sûre que les chaussures de qualité ne sont pas bon marché, difficile de marcher dans la combine du routard.
Un jour, un homme dont l'esprit vagabond et bohème cherchait matière à voyager loin en ménageant sa monture, entendez par là sa femme et si vous n'entendez rien alors prenez rendez-vous chez votre ORL préféré, inventa un concept novateur. Enfin, novateur si l'on excepte les roulottes de nos anciens temps, la caravane tractée par la DS et les bicyclettes de nos chères têtes blanches (très blanches même pour les plus morts d'entre eux).
L'homme devait être une femme d'ailleurs, ou du moins un anglais, voire un américain à l'écoute du nom qu'il donna Alice (oui, on a les jeux de mots que l'on mérite et il faut bien avouer qu'avec le peu d'effort que vous faites ici-même, vous ne méritez pas mieux). Il faut avouer que l'inventeur ne se cassa pas le tronc pour trouver le nom à donner à son invention. Cumulant deux mots anglais antinomique, le verbe "to camp" signifiant euhhhhh, ba camper quoi et le mot "car" qui signifie la moitié de la moitié, non je déconne, tu y as vraiment cru ? Non, le mot signifie voiture. Donc, un verbe ayant pour consistance le fait de se fixer quelque part et une voiture qui est faite pour nous transporter partout. Du coup, si tu suis, tu as compris que je parlais du camping-car, ce véhicule chaînon manquant entre la voiture et la caravane. Oui, tu as raison, une sorte de caravane autotractée, en tout cas, un véhicule qui sert à t'amener partout et te permettre de te fixer un jour ici et le lendemain ailleurs.
C'est justement là que le bas blesse, la raison pour laquelle l'objet a été inventé et ce qu'en ont fait les acheteurs depuis.
Car s'il est bien un problème c'est que le camping-car n'est plus ce qu'il a été. Plus personne ne l'utilise maintenant comme un objet nomade mais comme un objet fixe. C'est comme si tu tractais ta caravane pour la mettre à un endroit sans plus l'en bouger jusqu'à la fin de tes vacances. Il faut donc avouer que c'est un peu con de s'en servir ainsi, comme si tu buvais de la bière sans alcool. Car il ne faut pas se leurrer, si tu bois de la bière, c'est pas parce que c'est bon, mais juste parce que ça soule et que ça fait roter et accessoirement pousser la bedaine.
Donc, et c'est là que je voulais en venir, on voit fleurir près des parkings de bords de mer, des bouquets de camping-car (t'sais ces véhicules qui sont censés te permettre de voyager et de changer d'horizon chaque jour). Mais là, non, eux, comme des cons qu'ils sont, probablement lobotomisés par un mattage fréquent des émissions TF1, ils restent pendant des semaines sur le bord de la route, respirant les effluves des pots d'échappement, assourdis par les cris des gamins qu'on fait taire à grand coups de cornets de glaces ou de claques dans la gueule ( je conseille la deuxième solution qui est plus efficace et qui coûte moins cher ) et à nettoyer chaque matin l'intérieur de leur si belle propriété que le sable s'amuse à envahir à chaque rire de la brise marine et l'extérieur tagué par les mouettes à grand coups de guano.
Et vous pouvez admirer ces cons se pavaner devant leurs bicoques à roulettes en se pensant chanceux de pouvoir vivre ainsi en toute liberté. Ils se précipitent d'ailleurs à peine un pied à terre pour régler l'antenne de télévision qui leur permettra, le soir venu, de prendre leur dose de débilités insipides afin de s'assurer que leurs neuronnes ne risquent pas de se mettre enfin en action.
Chaque jour que vous passez pour vous rendre à la plage, non pas que vous aimiez vous agglutiner avec ces masses gélatineuses se prélassant mollement au soleil ou même sous la pluie, la tête dans le sable et les pieds dans la mer roulant sans arrêt ses galets mais aussi les sacs plastiques, les bouteilles, les mégots de cigarettes et les capotes usagées, mais quand on a des enfants ou quand on reçoit en gage de confiance, la garde d'un enfant de la famille parce que vous habitez au bord de la mer et donc le gamin ou la gamine s'amusera bien à se faire crâmer les pigments par le soleil ravageur, se faire laminer la peau par les grains de sable savamment projetés par un vent vicieux, à plonger dans une eau trouble sans espoir d'en ressortir indemne et qu'il vous faudra désinfecter dès le retour dans votre chez vous si accueillant, alors vous n'avez pas le choix, il vous faut, chaque jour, vous rendre seul sur le sable les yeux dans l'eau, enfin si vous n'avez pas peur de choper une conjonctivite, afin de faire plaisir à la petite tête dont la blondeur ne résistera pas à un bain d'eau salée et souillée par d'infâmes touristes en mal de bien être et pour eux, être bien, c'est comme être chez eux mais en pire car chez eux celui qui ramasse, c'est la mère de famille alors que sur la plage, c'est personne si ce n'est le petit baigneur qui se retrouvera rapidement coiffé des déchets immondes, fait chier, ce monde.
Et donc, chaque jour vous retrouvez les mêmes cons aux pieds de leurs camping-cars et les mêmes cons amassés sur la plage et eux, vous retrouverons aussi cons qu'ils le sont en se disant : "Regarde moi ces cons, ils sont encore là cette année."
Oui mais sache, toi le touriste, l'étranger, qui vient souiller mon onde pure et troubler mon rivage, que si je viens sur cette plage ce n'est que par obligation familiale et non par plaisir personnel. Alors d'avoir à supporter un soleil ingrat et un vent facétieux est déjà bien grand sacrifice mais s'il me faut en plus me baigner dans vos déjections, vos détritus tout en supportant vos faces de craies, vos maillots horribles, vos accents ridicules et vos corps suintant des graisses MacDonienne, alors je crie stop, non, ce n'est plus possible, on m'en demande trop que je meure si jamais je me dois de retourner sur les lieux d'une telle débauche d'ignominies et d'incivismes, si je dois revoir vos faces de malotrus creusant des trous dans le sable.
Quoi ? Qu'est-ce que tu veux mon petit ? Est-ce qu'on ira à la mer demain ? Heuu, ba oui, bien sûr, puisque ça te fait plaisir.
Pfff, fais chier d'être gentil quand même. Font chier ces gosses.
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